Vin Blaye Iphone

Nous avons élaboré le contenu et développé l’application « Vin Blaye », application oenotouristique de l’appellation viticole Blaye Côtes de Bordeaux.
Au programme :
- Application disponible sur Iphone et Android
- Contenus disponibles en français et en anglais
- 100% du contenu disponible en mode non connecté
- 500 POI
- 3 itinéraires originaux de balade à pieds, en vélo ou à cheval
- Navigation & réalité augmentée
- Itinéraire automatisé pour créer votre itinéraire de voyage personnalisé
- Contenu éditorial avec notes mises à jour quotidiennement et gratuitement
- Partage sur Facebook
- Ajout de contenu par les utilisateurs

Télécharger l’application Iphone

Vin Blaye Iphone

Voués au quotidien de la pitance des ordres religieux et à la célébration du culte jusqu’au XVIIIe siècle, les vins furent aussi utilisés pour remonter le moral aux pèlerins et surtout comme décoctions curatives à usages variables. Si la barrique réservée au commandeur, baptisée Speciosa Seposito, cuvée admirable (1) sans doute ancêtre de nos cuves spéciales, était réservée aux grandes occasions, il est vraisemblable que nombre de décoctions préparées par nos grands mères sont inspirées de celles qu’employaient les moines. Au nombre de celles ci, citons le vin chaud à la cannelle et autres jaunes d’œuf battus dans le vin pour redonner des forces. Il est d’ailleurs probable qu’en des temps où le vin piquait régulièrement au retour du printemps, la pharmacopée associait les vertus soignantes des plantes à leurs capacités à pouvoir masquer la dégradation du vin, et à le rendre buvable. Les vermouths et autres apéritifs qui requinquaient encore il y a pas bien longtemps sont les descendants actuels de ces viens de pèlerins.

(1) Tiré du Grand Bernard des vins de France : Pomerol, par Bernard Ginestet, éditions J. Legrand.

L’appellation Lalande de pomerol qui s’étend sur deux communes distinctes Néac et lalande de pomerol, est traversée par un mur infranchissable au promeneur : la N89. La balade des « grands Vignobles » se déroulant sur la commune de Néac, il convient de faire un détour par lalande pour accorder quelques regards à cette partie intéressante du vignoble. L’église de Lalande de pomerol construite au XIIe siècle, restaurée au XIVe et XIXe siècles et plus récemment entre 1978 et 1991, est le plus joli spécimen d’église romane construite par les Hospitaliers encore debout dans la région, à elle seule mérite le détour. De nef unique à chevet plat percé de cinq fenêtres, surmontée d’un très beau clocher fronton, elle a été agrandie au XVIIIe siècle par l’adjonction de deux chapelles. Sa façade ouest, à trois étages, présente entre deux fausses portes un portail central à voussure intérieur polylobée. Elle a reçu en 1968 la visite du grand maitre de l’ordre souverain de Malte, accompagné des plus hautes autorités de l’Ordre.

Le premier pèlerinage français attesté que nous ayons est celui que fit Godescalc, évêque du Puy, en l’an 950. « Toujours plus outre » (toujours plus loin) était la devise de ceux qui avaient fait vœu de cheminer vers les reliques de saint jacques l’Apôtre, échouées en Galice. Plusieurs grands axes sillonnaient le Sud –ouest. La voie d’Angoulême passait par Lalande de Pomerol avant de traverser la Dordogne à Condat, puis rejoignait l’abbaye de la Sauve Majeure avant de converger avec les autres voies vers les cols des Pyrénées. Ce chemin était fort apprécié. Toutes les commanderies, les hospices ou les hôpitaux étaient propriétaires de vignobles. Les ordres religieux se consacraient à l’accueil et aux soins des pèlerins. Ils étaient entourés d’un personnel qualifiés, infirmiers, pharmaciens, exploitants agricoles. Le père abbé cédait au départ la panetière bénie remplie de pain pour le voyage, et accompagnait sa bénédiction d’un sauf-conduit (parfois une médaille) pour preuve que le cheminant n’était pas un vagabond.

L’appellation de Lalande de Pomerol revendique les templiers pour mânes de l’origine de vignoble, et il est exact qu’à l’époque où  les frontières viticoles n’étaient pas encore déterminées, les Chevaliers du temple installèrent une commanderie dans la région. L’ordre des Pauvres Chevaliers du Christ fut fondé en 1119 par deux chevaliers français, Hugues de Payens et Geoffroy de Saint- Omer, puis appelé par la suite ordre du Temple. Ils décidèrent pour encourager la foi de se mettre au service des pèlerins. Ayant besoin d’argent, et surtout considérant les templiers comme un contre pouvoir un peu trop encombrant, Philippe le Bel, à l’aube du 13 octobre 1307, fit jeter en prison et livrer à l’Inquisition les responsables de l’ordre. Clément V, dévoué à la cause du roi, fut chargé d’en transmettre les biens à l’ordre Saint-Jean-de-Jérusalem. Ce qu’il fit le 3 avril 1312, e n ouverture du concile de Vienne par la bulle Vox Clamantis. Le pape bordelais, n’était pas un modèle de courage, et n’avait pas grand intérêt à se mettre à dos le clergé de sa région.

De Bordeaux, rejoignez Libourne par la N89, contournez l’agglomération par la rocade, puis toujours la N89 en direction de Périgueux. Après l’hippodrome, quittez cet axe par la D244 en direction de Catusseau. Passé le bourg de Catusseau, prenez la D121 en direction de Néac. Si vous avez consacré une visite préalable à l’ancienne bastide de Libourne et à ses quais, suivez la direction de Périgueux et après l’hippodrome, tournez à droite pour rejoindre Catusseau. Tournez ensuite à gauche dans la D121 en entrant dans le bourg et suivez l’itinéraire précédent. Garez votre voiture à proximité de l’église de Néac.

Quittez les abords de l’église en prenant la petite route qui longe le mur du cimetière (dans le sens fronton de l’église, chœur) et dirigez vous vers le groupe de maisons qui est au bout de cette route. Au stop, traversez très prudemment la D121 et prenez en face la direction des châteaux de Cerf et Moncets. Suivez le muret après la croix de pierre de la mission de 1879 et continuez tout droit par la petite route goudronnée, en suivant le bord des vignes. Au premier carrefour, prenez la petite route goudronnée à gauche puis, à hauteur de la vimeraie à gauche au milieu des vignes du château Siaurac, tournez à droite, peu avant la partie boisée, pour prendre une longue allée enherbée qui suit le bord des parcelles de vigne et se dirige vers le parc du château Moncets. En bas du parc du château, quittez le chemin par la droite et suivez le bord des vignes. Au sortir de ce passage, au coin du parc, à hauteur des deux piliers en pierre, virez à gauche dans la petite route goudronnée.

Au carrefour, continuez à droite en direction des châteaux Haut Chaigneau et le Cerf. Au carrefour suivant, juste à hauteur du pont qui traverse le ruisseau de La Barbanne séparant les appellations Pomerol et Lalande-de-Pomerol, prenez à gauche la petite route goudronnée en direction des châteaux Fougeailles et Haut Chaigneau.

Traversez le hameau de Guadeleyrat et, en face de l’entrée du château de La Papeterie, suivez à gauche l’allée engravée qui file entre les vignes. Cette longue allée passe entre une éolienne et le château Fougeailles, puis côtoie le château Gachet. A hauteur d’un groupe de maisons, le goudron prend le relais et vous conduit à hauteur du château de La Fleur Chaigneau. Dans le hameau de Chagneau, continuez tout droit vers les bâtiments d’exploitation du château Chaigneau Canon.

Face aux chais, passez à droite entre les bâtiments et, au bout de la pièce de vigne qui sut, au coin de la maison, prenez à gauche une allée entre les vignes qui tourne le dos au hameau. Au bout de celle-ci, emprunte à droite une allée enherbée qui file entre les parcelles. A la petite route, bifurquez à gauche. Passez devant le château Haut Chaigneau, puis tournez deux fois à gauche aux carrefours pour rejoindre le hameau de Bertineau à hauteur du château Lafaurie.

Traversez prudemment la D121 et continuez en face en direction du château La Fleur Saint-Georges. Remarquez au carrefour le petit Clos de la Croix. Sortez du hameau par cette route et observez les croix de bois plantées au bord du ruisseau, en bas du pré sur la droite. Quand la petite route fait un coude à gauche pour traverser le ruisseau, prenez à gauche un chemin entre les vignes qui démarre devant une maison de construction récente.

Au bout de ce dernier, tournez à gauche et aussitôt à droite pour continuez par une allée qui se dirige vers un bosquet. Face aux vignes, renouvelez l’opération : à gauche puis à droite dans la première allée, toujours pour revenir vers le bosquet.

Au bout de l’allée, devant l’étang et la clôture, à gauche pour contourner cette partie clôturée, aussi bien protégé que Fort Knox, et rejoindre une petite route. Continuez en face sur cette petite route qui décrit une courbe sur la droite, puis un virage sur la gauche. Quittez-la au niveau de ce second virage pour une allée enherbée qui se dirige en face entre les vignes vers des petits peupliers isolés en passant légèrement à gauche d’un pylône de chasse. Au bout de ce passage, en rejoignant le chemin, tournez à gauche. Vous rejoignez ainsi le hameau de Chevrol. En entrant dans Chevrol, remarquez l’ancienne soue à cochons en pierre surmontée d’un poulailler.

A hauteur du château Chevrol Belair, continuez tout droit. Passez ensuite devant le château des Treilles de Lambaré puis, juste après le château Haut Surget, prenez à gauche la petite route goudronnée qui s’éloigne du hameau. Vous passez devant l’entrée du château Tournefeuille, et rejoignez l’église de Néac.